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Le langage hypnotique saupoudré

Le langage d’influence qui prépare au changement

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La détente

Le langage Milton Model

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Vous êtes assis sur votre chaise, vous avez les jambes croisées et vous sentez un pied posé sur le sol, alors que vous entendez les bruits alentour, peut être, une détente commence à s’installer à l’intérieur de vous. Tandis que la détente fourmille dans vos membres, l’esprit écoute ma voix et le corps se relâche tranquillement. Il n’est pas nécessaire que l’esprit reste attentif pour que le corps profite pleinement de l’expérience et qu’il se… afin d’aller plus loin, non ?

La détente

Vous pouvez ressentir vos mains sur vos jambes, voir ce qui vient derrière vos paupières et pendant que vous écoutez le bruit de votre respiration, la détente remonte en vous comme la sève ou la transe des arbres au printemps. Vous pouvez commencer à la ressentir. Je me demande lequel des deux commence, entre le corps et l’esprit ? Souvent le corps résiste plus vite que l’esprit va plus lentement, ou le contraire, pour une meilleure compréhension de la transe, du relâchement de l’esprit qui court plus loin. Préférez-vous que la détente se poursuive par les mains ou la tête ? Continuez de laisser l’esprit écouter ma voix et le corps faire ce qui lui plaît pour y aller. Comme me le dit souvent un ami : « vas-y ! »

Le langage: la respiration

Vous ressentez votre respiration et, tandis que vous déglutissez, la transe… comme les vagues sur la plage. Sur l’inspire, elles y grandissent sur le sable, s’étire loin pour revenir sur l’expire vers la mer, loin vers l’horizon. Elles y reviennent lentement et se déversent sur le sable, s’étirent de plus en plus et retournent vers l’horizon. Comme l’esprit dans le corps à l’intérieur du niveau le plus profond de l’esprit. Alors que des images ou des formes en vous, la détente s’y étire de plus en plus loin, toujours plus profond, comme jamais la transe ne s’est encore rendue si loin. Je suis curieux de savoir si l’esprit y a rejoint le corps ou si c’est le corps qui accompagne l’esprit dans la …n’est-ce pas ? C’est quand la transe commence où ? Déjà elle voyage à l’intérieur de vous.

Le langage: métaphore sur le choix d’avancer

Un ami m’a raconté qu’une de ses connaissances aimait bien conter l’histoire de la brebis qui a choisi la vie. Tu sais, ces grands troupeaux destinés à la vente des agneaux. Une mère au milieu d’autres mères dans les vastes espaces des plateaux montagneux. Un quotidien rythmé par des longues sorties à brouter l’herbe et des retours à la bergerie. Que devenaient les petits ? Un jour, elle sent à nouveau pleine d’espérance ; de crainte aussi. Elle se dit : « et si je m’éloigne un peu pour après me cacher dans les épineux ? » Elle met son projet à exécution. Le troupeau est gros, le chien s’occupe d’autres consœurs et le berger est absent. De fait, il ne s’aperçoit de rien. Elle quitte le connu pour apprivoiser la solitude.

L’attente

Des jours, des semaines et des mois durant. Elle répond à un besoin de survie. Sa toison de laine la protège du froid ; la grande propriété où elle se refuge est libre de surveillance et pourvu en nourriture sauvage. Quelques promeneurs. Elle reste immobile dans sa cache naturelle. Avec d’autres animaux sauvages, aériens et terriens, elle y partage le silence ; avec les animaux domestiques, libres comme elle dans la vastitude des roches et des arbustes, elle y mange les lichens ou les baies.

La naissance

Puis vient le temps de la naissance. Deux beaux petits : un frère et une sœur. Ils restent auprès d’elle, de la tétée à la découverte. Des jours, des semaines durant. Ils trouvent un cabanon où ils se font discrets. La mère est sur le qui-vive, déterminée à voir ses petits grandir dans la sécurité. Un jour ils sont repérés. Des humains viennent les déloger. Alors la mère courre avec les agneaux dans la forêt. Puis elle revient dans le cabanon. Des jours et des semaines durant.

Danger

Elle finit par être attrapée. D’abord ses petits transportés elle ne sait où ; puis elle après s’être longtemps débattue. Tout est fini. Résignée, elle est transportée jusqu’à une ferme. Elle se débat à nouveau par volonté de survie. Un discret bêlement. Son instinct fait rebattre son cœur. Devant elle, ses petits se précipitent sous ses mamelles laiteuses. La sécurité au prix de la liberté. Écouter son ressenti, y répondre pour toujours avancer et être réuni. Mère courage. Elle est maintenant la matriarche d’un nombreux troupeau où restent les agneaux.

Par jeanlucbremondL

Je suis né en 1964. Depuis de nombreuses années, je vis en collectivité où j’exerce le métier de paysan boulanger et de potier. Je joue de la musique et anime des ateliers de danse traditionnelle. C’est en marchant dans les grands espaces ventés du haut Languedoc que m’est venu d'écrire des romans et de pratiquer l’hypnose

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